Nantes : après les lycéens, des séminaristes visitent la mosquée de l’UOIF

breizh-info.com -

 La ville de Nantes possède trois mosquées monumentales  ( une 4ème est en projet). Deux d’entre elles sont fort discrètes, la mosquée Ar-Rahma contrôlée par le Maroc et la mosquée turque Osmanli. Il n’en est pas de même de la troisième, la mosquée Assalam gérée par l’Association Islamique de l’Ouest de la France AOIF, succursale régionale de la très intégriste UOIF.

Sur son site elle se présente ainsi :

« A son évident mérite, Nantes intègre au cœur de son prestigieux patrimoine, la plus spacieuse mosquée du grand ouest, la mosquée Assalam et son centre culturel Abdullah Al Darwish. Cet édifice majestueux, d’une conception architecturale admirablement fondée sur le respect de son environnement et de son immersion dans l’urbanité de notre métropole, inspire sans complexe la résurgente mémoire du fameux traité de la tolérance et de la liberté. En référence à l’épithète gravé sur le fronton de la République, la fraternité de la Nation se renforce ainsi inéluctablement par la reconnaissance des consciences ».

 

Un style très ampoulé qui fait penser à la takia largement pratiquée dans les milieux islamistes.

La mosquée Assalam aurait été en partie financée par « un riche Qatari » d’après certains témoignages. Elle dispose d’un centre culturel qui, lui,  a été subventionné par la Ville de Nantes sous les mandatures de Jean-Marc Ayrault à hauteur de 200 000 €. Le sulfureux prédicateur de l’UOIF Hassan Iquioussen y est venu plusieurs fois en conférence.

Cette organisation très proche des frères musulmans égyptiens tient un congrès annuel. Parmi les prédicateurs orientaux qui s’y expriment, certains s’en prennent durement aux apostats, homosexuels, juifs et invitent les musulmans à dominer l’Europe.

De leur côté, les dirigeants de la mosquée Assalam depuis 4 ans, ménent  une intense campagne de relations publiques pour s’implanter sur l’agglomération nantaise. Ils affichent également leur présence dans maintes  manifestations. Ainsi, suite à l’attentat  islamiste contre Charlie Hebdo, on vit au 1er rang du défilé nantais son jeune imam Belgacem Ben Saïd tenant la banderole « ensemble libres égaux et solidaires ».

Symbole de son influence,  plusieurs milliers de personnes participèrent en octobre dernier  à la 8ème rencontre des musulmans de l’ouest. Au cours de celle-ci, un concours de mémorisation et de récitation du Coran était organisée pour les enfants dont de nombreuses fillettes quasi intégralement voilées. A cette occasion le chargé des « actions citoyennes » à  l’AOIF devait déclarer : « notre vœu qui doit s’approcher du ‘comportement exemplaire’ prôné par l’Islam est à l’opposé des tenants de Daech qui ont une lecture erronée de l’Islam ».

Le 15 décembre dernier, une classe de terminale ES du lycée public Jules Verne de Nantes s’est rendue dans cette mosquée ( voir notre compte-rendu ) dans le cadre de cours de sciences sociales et d’histoire.

Après cette visite des lycéens, ce sont des futurs prêtres qui viennent d’aller à la mosquée UOIF Assalam de Nantes, comme le rapporte le Facebook de l’imam Belgacem Ben Saïd. La rencontre était une formation sur l’islam et le dialogue interreligieux en présence du Père dominicain  Jean-François Bour. Celui-c est responsable-adjoint du SNRM (service national des relations avec l’Islam, créé par la conférence des évêques de France qui possède une antenne en Loire atlantique).

Or ce même imam sur sa page Facebook dénonçait « l’holocauste d’Alep » commis par l’armée syrienne et ses alliés russes. Mais rien sur les chrétiens des quartiers Est d’Alep qui ont vécu quatre ans sous l’oppression des islamistes, ni sur les bombardements des quartiers Ouest de la ville, qui ont fait des milliers de victimes.

La télévision belge diffusait mercredi dernier un documentaire consacré à Zineb El Rhazoui, journaliste  marocaine, survivante de l’attentat qui a frappé Charlie Hebdo http://echelledejacob.blogspot.fr/2017/01/denominateur-commun.html, il y a deux ans, nous reproduisons ses propos en conclusion : « Quand tu parles avec ces gens-là, ils te disent toujours : « Ça, ce n’est pas le vrai islam, amen. OK, je veux bien les croire, mais, le vrai islam, il est où ? (…)  C’est celui des talibans, celui de l’Arabie saoudite ? Je pense que ce concept de vrai islam est douteux puisqu’il n’y a pas d’islam, il n’y a que des musulmans.(…) Sur les textes, il faut que l’on sorte de ce mythe selon lequel ‘l’islam est une religion de paix et d’amour. Pour moi, l’islam est comme toutes les autres religions, monothéistes notamment, c’est-à-dire un ensemble de textes écrits dans un contexte bédouin il y a 15 siècles.

Ces textes sont archaïques et n’ont certainement pas vocation à régir la cité aujourd’hui. Tant que beaucoup de gens continueront, d’une part, à penser que le Coran est une Constitution et que l’islam est censé régir la cité et que, d’autre part, nous avons des gens complaisants qui, dans un paternalisme insupportable, continuent à répéter qu’en réalité l’islam serait une religion magnifique, on continuera à avoir des problèmes avec la religion musulmane ».

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