Tariq Ramadan devrait-il être privé de sa présomption d'innocence?

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Une mise en examen qui se termine par une incarcération d'une personnalité, vous en connaissez beaucoup ? Sans rappeler le cas de roman Polanski, qui lui franco-suisse n'a pas connu un jour de détention, à moins que vous considérez qu'il ne puisse bénéficier de plus d'indulgence.

Cette affaire est un symbole de l'iniquité au nom de la raison d'État, et enfante les ingrédients de l'erreur judiciaire dans la phase d'enquête, avec un rôle majeur joué par la presse et l'opinion publique.

 

Une mise en examen qui se termine par une incarcération d'une personnalité, vous en connaissez beaucoup ? Sans rappeler le cas de roman Polanski, qui lui franco-suisse n'a pas connu un jour de détention, à moins que vous considérez qu'il ne puisse bénéficier de plus d'indulgence.


Le doute est sur l'intention du JLD ( juge des libertés et de la détention ) .

Pour justifier le placement en détention provisoire de l’islamologue, le JLD invoque le risque « non théorique » de pression que Tariq Ramadan pourrait faire peser sur les victimes et témoins. Il pointe également des garanties de représentation « aléatoires ». 


Risque non théorique?

Elles sont où les éléments à charge sur la réalité risque ? Cela veut dire que le juge est en incapacité d'imposer une mesure d'éloignement et de non contact à TR et ses avocats !

Garanties de représentation « aléatoires ». ?


Paradoxal: Tariq Ramadan s'est présenté librement à la police et au juge. S'il avait l'intention de fuir à Tataouine serait il allé librement sans convocation ? J'en doute .

Et plus encore: Tariq Ramadan se déplace énormément dans des pays ayant des conventions d'extradition avec la France.

Aurait il échappé à la justice. Très douteux tout ça.

Quand à son traitement à Fleury Mérogis, il a un traitement médical lourd de sclérose en plaques que le JLD confirme. Ne pas le suivre rigoureusement peut détériorer son état de santé. C'est aussi simple que ça.

Dreyfus ou Tariqus ?
La comparaison avec l'affaire Dreyfus n'est pas fortuite. Dans un contexte social particulièrement propice à l'Islamophobie (antisémitisme pour Dreyfus) et à la haine des musulmans qui se développe en Europe et en France (celle de l'Empire Allemand à la suite de son annexion de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine en 1871 pour Dreyfus) , l'affaire Tariq Ramadan est au coeur de l'opposition entre les camps de défense du traitement équitable d'une accusation d'un idéologue musulman et anti-Tariq Ramadan manipulés par des esprits dissimulants leur haine de l'islam et des musulmans sous couvert d'une laïcité falsifiée. Elle reflète un état d'esprit contraire à la loi 1905 et ses articles sur la séparation du religieux du politique.

Quand le juge se laisse influencer par un seul point de vue alors que l'accusé n'a toujours pas été interrogé et que l'enquête préliminaire ne s'est pas encore déroulé, il y'a collision à charge.

Cette affaire est un symbole de l'iniquité au nom de la raison d'État, et enfante les ingrédients de l'erreur judiciaire dans la phase d'enquête, avec un rôle majeur joué par la presse et l'opinion publique.

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